Orwell 2+2 = 5
Analyse du film : ORWELL 2+2=5 de Raoul Peck
Au cinéma, il est des films qui semblent déjà dépassés lorsqu’ils prennent l’affiche. D’autres, rares, s’avèrent au contraire avant-gardistes. Entre les deux, il est ceux, en nombre plus restreint encore, qui se révèlent d’une troublante actualité. C’est le cas du percutant Orwell 2 +2=5 de Raoul Peck.
Orwell avait tout prédit : de « 1984 » à Trump, une dystopie totalitaire est devenue réalité. L’écrivain britannique avait imaginé l’avènement d’un monde, de surveillance, des guerres incessantes, des leaders tout-puissants et de la manipulation de la vérité pour 1984. Et soudain, l’écho se fait insistant, Orwell revient. Sa pensée retrouve toute sa substance.
Passeur de mémoire par le documentaire comme par la fiction, célébré comme artiste engagé, le cinéaste haïtien Raoul Peck s’intéresse à la pensée du britannique George Orwell, notamment auteur en 1949 du visionnaire roman 1984 (en janvier 2021 l’œuvre tout entière de l’écrivain entrait dans le domaine public).
ORWELL 2+2=5 de Raoul Peck . 2025, 1h59mn, sortie en France le 25 Février 2026.
Un ambitieux dispositif documentaire retrace le parcours d’Orwell en s’appuyant sur des récits autobiographiques et sur différents régimes d’images (archives, historiques, extraits d’ouvres cinématographiques)avant que ce film documentaire ne se concentre sur la vision politique de l’écrivain. Avec ce documentaire que Raoul Peck a consacré l’auteur de 1984 et aux théories de ce dernier, le cinéaste haïtien y démonte les mécanismes, comme la désinformation et la déshumanisation, qui permettent aux systèmes autoritaires de se mettre en place.
La première question que s’est posée Peck est de savoir comment Orwell en est arrivé à traiter ce sujet-là. Le réalisateur replonge ainsi dans l’enfance et la jeunesse de l’écrivain et en ressort ses traumas. L’auteur anglais est, en effet, marqué par sa vie d’officier en Birmanie au temps du colonialisme britannique, par la montée du fascisme en Europe, par la Seconde Guerre mondiale et les horreurs de la guerre d’Espagne,…La seconde question que s’est posée le cinéaste est « Comment se fait-il que notre monde soit aujourd’hui encore orwellien, qu’a-t-on laissé faire ? »
«Le 16 janvier de « cette nouvelle année dystopique , le président polonais nationaliste et pro-Trump mettait en scène sur X son véto à la transposition de la législation européenne sur les services numériques (DSA), visant à lutter contre la propagation de contenus illicites en ligne, en la comparant au « Ministère de la Vérité » de 1984, faisant de cette annonce le parfait et dernier exemple en date du détournement de la signification du roman de Georges Orwell au profit des idéologues totalitaires que l’on observe depuis l’essor de ce que l’on qualifie en parfaite novlangue (langue imaginaire d’Océania dans 1984) de révolutions conservatrices ».
« Quand Kellyane Conway, conseillère de Donald Trump, monte au créneau, en 2017, pour contrer les comptes rendus des médias sur la dimension des foules assistant à l’intronisation du président américain, elle parle de « faits alternatifs ». La stupeur est générale, la menace prend corps sous l’étendard de la démocratie. Trump peut-il manipuler l’information à sa guise ? L’heure est-elle venue du « ministère de la Vérité » où travaille Winston Smith, le héros de 1984 (« Le Parti vous disait de ne pas croire vos yeux et vos oreilles. C’était son commandement le plus essentiel ») ? »( Télérama).
Quelques jours après la déclaration de Kellyanne Conway, les ventes de 1984 s’envolent aux États-Unis — une hausse de 10 000 %. Les visions du roman prolifèrent dans le monde d’aujourd’hui : Big Brother et les « télécrans », la surveillance généralisée et la « novlangue » qui assèche le vocabulaire et détruit les idées, la manipulation des faits et la ré-écriture de l’Histoire. «Qui contrôle le passé contrôle l’avenir; qui contrôle le présent contrôle le passé », telle est la devise du ministère de la Vérité, que pourraient se disputer Trump et Poutine.
«2+2=5 » : c’est un sophisme que le Britannique George Orwell a utilisé dans son roman phare 1984, c’est une formule qu’il avait en fait déjà utilisée des années auparavant, et celle-ci donne son titre au nouveau documentaire réalisé par l’Haïtien Raoul Peck.
« +2=5 », ce sera une vérité lorsque le leader le décidera : voilà qui était un avertissement en 1949, et qui est parfaitement à l’ordre du jour en 2026. S’il explore la riche existence de George Orwell, le long métrage de Raoul Peck se penche davantage sur ses écrits prophétiques, qu’il s’agisse évidemment de 1984 mais aussi de ses mémoires et pensées Orwell 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother… des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui.
« Il a tout vu. Tout analysé. Tout prédit. Il est presque ironique de constater à quel point, dans un monde déjà bouleversé, chacun cherche désormais à se réclamer de lui », explique Peck. « En ces temps d’incertitude, près d’un siècle plus tard, le moment est venu de confronter le mythe à la réalité, à la lumière d’un péril aussi manifeste qu’imminent – un monde où 2 + 2 égalent définitivement 5.»
Comme il le disait lui-même, Orwell ne croyait pas « qu’on puisse évaluer les motivations d’un écrivain sans rien connaître de ses débuts dans la vie, les sujets qu’il aborde seront déterminés par son époque, du moins est-ce le cas dans des époques tumultueuses et révolutionnaires comme la nôtre ». C’est ce qu’a très bien réalisé Raoul Peck, parfaitement conscient comme Orwell qu’« aucun livre n’est vraiment dénué de parti pris politique », et qu’il était important à notre époque de revenir aux sources de cette œuvre pour mieux en comprendre le sens et la portée. Son film est donc un canevas complexe, édifiant, effrayant et sidérant, mêlant éléments biographiques et citations des écrits d’Orwell à leurs multiples adaptations et à la réalité des régimes totalitaires, de son époque jusqu’à aujourd’hui. Le film est un appel à cette lucidité qui a toujours déterminé son engagement, à la nécessité de ce qu’il appelait la « décence ordinaire » et qui constituait son principal motif d’espoir.
Ce qui est saisissant dans le film, c’est de voir à quel point la personnalité même d’Eric Blair, dit Georges Orwell, né avec le siècle de l’invention du totalitarisme au cœur des empires coloniaux, fait littéralement corps avec notre époque. La photo qui encadre le début et la fin du film montre sa nourrice indienne le tenant dans ses bras en 1903, l’année de sa naissance, figure de toutes les oppressions portant celui qui allait en devenir le témoin le plus lucide et l’opposant le plus engagé.
Afin de prouver ce qu’il avance, Raoul Peck compare les horreurs de la Seconde Guerre mondiale à la situation en Ukraine, à Gaza, en Birmanie, où la minorité rohingya est persécutée, au Chili de Pinochet, à la guerre du Vietnam, à Haïti, en Afrique, …). Et c’est avec les mots de George Orwell, et la novlangue (c’est une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées potentiellement subversives et à éviter toute formulation de critique de l’État, l’objectif ultime étant d’aller jusqu’à empêcher l’« idée » même de cette critique) imaginée par l’écrivain (« la guerre c’est la paix », « la liberté c’est l’esclavage », l’ignorance c’est la force.), que Peck chapitre son film et dresse un constat cinglant sur notre époque. « La guerre, c’est la paix;(ou comment Bush Jr entre en guerre en Irak, Poutine envahit l’Ukraine, Netanyahou bombarde Gaza,…), «La liberté c’est l’esclavage» (ou comment on entretient la montée des inégalités, les fractures sociales, la haine de l’autre,…),
« L’ignorance c’ est la force » (à travers la désinformation, les fake news, la censure des livres, l’abrutissement des masses…).
Pour Peck, les manipulations et la désinformation liées aux technologies modernes, comme l’ IA, renforcent aujourd’hui le totalitarisme et les divisions. X et les plateformes des GAFAM ne sont-elles sont pas l’aboutissement technologique rêvé des outils de surveillance préfigurés par le régime de Big Brother, bras armé des nouveaux totalitarismes dont Trump est le fer de lance caricatural ? nous dit le cinéaste. Orwell : 2+2=5 explique pourquoi nous devrions aussi nous inquiéter.
On voit aussi dans ce documentaire les images des totalitarismes de notre époque, des visions de désastre (.le capitalisme de surveillance et du pouvoir des nouveaux oligarques: Orwell avait poussé dans 1984 la logique de ce qui pourrait advenir, car « le totalitarisme, si on ne le combat pas, peut triompher n’importe où ». Le début du second mandat de Trump n’en est-il pas la démonstration implacable ?
Le film de Raoul Peck dégage aussi une puissance évocatrice suffocante, qu’il s’agisse de la langue de bois des figures d’autorité (ce politicien myanmarais qui affirme sans broncher qu’il n’y a pas de Rohingyas au Myanmar) (voir l’excellent film Les fleurs du manguier d’Akio Fujimoto, sortie sur les écrans le 11 mars 2026), ou des messages martelés par certains empires médiatiques (voir ce montage saisissant où la formule « C’est une grande menace pour notre démocratie » est reprise à l’identique, , par des légions de présentateurs américains), ou encore la mort de Georges Floyd (avec cette terrible phrase muette des protestations aux USA, « I can’t breath », devenue la lutte contre le racisme et prononcée plus de 20 fois à Minneapolis, avant de mourir sous les coups et l’étranglement d’un policier.
Au lieu de simplement nous présenter des informations, il nous montre des façons de voir. Peck sait interroger les œuvres et les engagements, littéraires, philosophiques, artistiques ou politiques, de personnalités issues de différentes régions du monde et d’époques diverses.
Avec une même finalité à chaque projet : en extraire ce qui pourrait constituer un corpus de mémoire humaine, socle d’un avenir à construire.
Raoul Peck ne fait pas un simple documentaire. Il met en scène un instrument politique. Car la seule clé qui subsiste dans la démocratie demeure la capacité des peuples à se soulever et à refuser la domination. On sait pourtant depuis l’œuvre de La Boétie sur la Servitude Volontaire que le pouvoir fonctionne par la déformation de la vérité et la peur, quand elle ne mobilise pas des tortures physiques ou psychologiques, à tous les niveaux des états ou même des organisations de travail. Orwell 2+2=5 a pour objet d’ouvrir de nouveau les consciences. Les romans 1984 ou La ferme des animaux ont pourtant explicitement dénoncé ces états de fait.
En ce sens, Orwell 2+2=5 n’est pas qu’un discours politique, c’est une œuvre extrêmement bien écrite qui mêle les éléments biographiques de l’auteur, appuyés sur son journal intime, des illustrations passées ou contemporaines, des extraits des romans de l’écrivain et de films qui ont adapté ses écrits. Le lien entre l’œuvre de l’écrivain satirique et visionnaire et celle du documentariste militant devient évident, loin de tout manichéisme, toute manipulation idéologique.
Raoul Peck ne néglige pas de saluer les mouvements sociopolitiques, tels Black Lives Matter, et les manifestations pacifiques qui se multiplient aux quatre coins du monde. Plus qu’une œuvre somme doublée d’une ferme dénonciation du totalitarisme, Orwell : 2+2=5 se veut un appel à la résistance.
Pour autant, Peck ne sombre ni dans le didactisme ni dans le sensationnalisme. « Je voulais être le plus efficace possible, avec de l’émotion, avec de la réalité, avec de la transparence, et en comptant sur l’intelligence des spectateurs ».
Orwell : 2+2=5 est un kaléidoscope d’horreurs dont la démarche tentaculaire rappelle celle d’Irradiés, du Franco-Cambodgien Rithy Panh.
Orwell « expose un mensonge, attire l’attention sur ». L’autoritarisme peut faire dire ce qu’il veut au passé et au présent : falsification de l’Histoire, disparition de la vérité objective, mots entièrement vidés de leur sens. Les armes en Irak pour justifier la guerre de Bush Jr, l’absence de Rohingyas au Miyanmar prétendue par un représentant du pouvoir pour justifier qu’il n’y a aucun problème, chrétiens victimes de génocide n’importe quel mensonge sortant de la bouche de Trump : ce langage est celui du totalitarisme, qui fonctionne comme une théocratie. il souligne les similitudes entre la rhétorique des discours de Staline et de Hitler à celle de Trump et de Poutine.
Comme Orwell le disait, « le concept même de vérité objective est en train de disparaître de ce monde ».
Aujourd’hui, 1984 n’est plus seulement ce célèbre livre dystopique, il est devenu une inquiétante prophétie qui prend forme. Raoul Peck nous confond dans notre médiocrité à tirer les leçons du passé et nous somme d’agir vite.
Loin du film de fiction, le cinéaste réalise un terrifiant documentaire du réel. Il livre une véritable démonstration rigoureuse,Mais l’est-on « trop » quand il s’agit d’éduquer, pour ne jamais avoir à dire que 2 + 2 = 5.
Raoul Peck reste indéniablement l’un de nos réalisateurs de documentaires les plus précieux.
Phrases et pensées de Peck :
Les héritiers d’Orwell lui offrant les droits de l’intégralité de ses écrits, Raoul Peck a commencé par tout lire : « J’ai découvert un auteur qu’on avait éloigné de moi et en qui j’ai vite reconnu un frère et un compagnon de route. Il n’est jamais prisonnier de l’idéologie mais fait l’expérience de ce qu’il écrit. On ne peut pas le réduire à une dystopie : il n’écrit pas sur l’avenir mais sur ce qu’il a vécu. » Issu d’une famille qui a prospéré dans les colonies, l’écrivain s’est forgé une conscience dans le « ventre de la bête », servant dans l’armée britannique en Birmanie. « Une écrasante culpabilité qu’il me faudrait expier, écrit-il. Je devais rejeter l’impérialisme mais aussi toutes les formes d’exploitations de l’homme par l’homme. Je voulais m’enfoncer dans la foule des opprimés, ne faire qu’un avec eux, être avec eux contre les tyrans. »
« Il nous parle avec force, car il a fourni l’analyse la plus claire de la structure du totalitarisme et de ses mécanismes. Il en décrypte les signes, en détaille les instruments, et met au jour un mode d’emploi suivi par de nombreux régimes. » « J’ai découvert qu’Orwell a touché à tout et a tout compris », confie le documentariste ».
« J’ai par exemple été saisi par la force de son expérience dans le tiers-monde et par le fait qu’il soit né en Inde [et ait grandi en Angleterre], qu’il soit retourné à Burma [à présent Myanmar], en Asie du Sud-Est, en tant que jeune soldat. J’ai moi-même voyagé très tôt, j’ai vécu en Afrique, j’ai vécu en Europe : je sais la force que ça vous donne dans l’analyse du monde, dans l’analyse de votre vie. Ça permet de découvrir l’autre, de comprendre que l’autre existe et qu’il n’est pas différent de vous. Et Orwell a fait cette expérience. »
«Orwell a lui-même appartenu à un système oppressif en intégrant dans les années 20 la police impériale en Birmanie. La famille d’Owell venait de la moyenne bourgeoisie anglaise et l’auteur a pu être témoin lui-même d’une lutte des classes qui ressemble à une guerre. Mais sa lucidité vient aussi de son imagination, avec un ultime roman sur les totalitarismes, la manipulation de la vérité, le négationnisme, le matraquage de la propagande ».
« Cet Orwell-là que j’ai redécouvert, on l’avait caché quelque part, oublié, en ne se concentrant que sur le Orwell anti-stalinien. Sauf que ce volet est une parenthèse, certes un sommet de son analyse, mais il reste que ça a été instrumentalisé pendant la guerre froide parce qu’on avait besoin de ce narratif. Or, moi, mon travail a consisté à “ouvrir” Orwell et à lui redonner toute la puissance qu’il possède, en rappelant que son analyse est universelle et ne vise pas simplement un régime ou un type de régimes. Orwell critique tout autoritarisme en nous donnant les clés de ce qu’est une démocratie, et des façons qu’une démocratie peut être attaquée. »
« J’ai l’avantage d’avoir vécu dans plusieurs pays. En même temps, je suis très intéressé par l’actualité, je lis beaucoup, je vois beaucoup d’images, et j’ai fait ce film-ci à un âge avancé. J’ai donc le bénéfice d’avoir emmagasiné dans ma tête toutes ces archives visuelles et intellectuelles, et tous ces récits : articles, photos, reportages, films, images de l’actualité… Ça me vient tout de suite à l’esprit quand je lis certaines choses. D’autant que le langage d’Orwell est très clair, très précis quant à certaines images, certains ressentis. Au final, ça n’a pas été si compliqué ».
Phrases et pensées de Margaret Atwood :
Donc le roman 1984 de George Orwell reste toujours aussi lu à travers le monde. Et pourtant, plus d’un demi-siècle après sa publication, se pourrait-il que nous n’ayions jamais compris la fin de l’histoire? C’est ce que semble penser l’auteure Margaret Atwood, qui révèle sa propre interprétation du dénouement du roman. «1984 a un bilan, et ce bilan est un texte à propos du novlangue, qui était la langue développée dans le but d’éliminer la pensée, rendant tout raisonnement impossible, remarque-t-elle. L’essai sur le novlangue est écrit dans une langue normale, à la troisième personne et au passé, ce qui signifie forcément que le régime est tombé, et que le langage et l’individualité ont survécu. »
Le texte auquel Margaret Atwood fait allusion n’est pas le dernier chapitre du roman à proprement parler mais un appendice. C’est un texte qui peut sembler externe au roman, et l’anonymat de son auteur ne nous permet pas de savoir si celui-ci est interne ou non à l’histoire, s’il représente l’auteur ou un personnage fictif. Cependant, cet essai est bel et bien rattaché à l’univers de 1984, puisqu’il place le novlangue comme une langue ayant réellement existé, mais qui aurait disparu.
«Je pense donc que Orwell avait une foi dans la résistance de l’esprit humain beaucoup plus forte que ce qu’on veut bien lui accorder » affirme Margaret Atwood. Cette fin alternative permet en effet de sortir de l’aspect trop défaitiste du roman qui ne serait pas bénéfice selon la romancière.
Le roman de George Orwell a inspiré l’écriture de la Servante Ecarlate, roman dystopique de Margaret Atwood, publié en 1985. C’est cet appendice auquel Margeret Atwood fait référence qui l’a convaincue de finir son propre roman.
Philippe Cabrol
