Ukraine, la résilience en images
« Ukraine, la résilience en images » : l’exposition-évènement à l’hôtel de Ville de Montpellier
Yuri, tankiste après la bataille de Bakhmut. Derniers honneurs rendus au soldat Oleksandr. Katia, 20 ans, opératrice radio brigade « Khartia ». Mais aussi : Pour Zhenya et Yulia, l’amour plus fort que la mort. Performance de l’artiste Soroush Zali dans la Maison de la Culture dévastée à Irpin. Olga et son nouveau-né. Ce sont quelques-uns des titres des vingt-huit photographies qui donnent autant à voir l’existence journalière d’une Ukraine broyée par une guerre de haute intensité que le courage de ses habitants. Malgré les coupures d’électricité, de chauffage et d’internet, le pays continue à travailler, à lire, à écrire et à vivre.
Ces images, visibles dans la salle Danielle Mitterrand, sont signées par quatre photographes engagés et déjà récompensés par des prix internationaux : l’Ukrainienne Yana Sidásh, le Suisse Niels Ackermann, le Turc Emre Çaylak et l’Ukrainien Serhii Korovayny.
« Le langage de la photo permet d’être rapidement compris par tout le monde, c’est un langage universel », rappelle Stéphane Herbert, commissaire de l’exposition pour Hémisphère Éditions. « Il était très important de montrer aussi que la vie continue. Même les trains continuent d’être à l’heure. Dans un pays en guerre, ces photos de la vie quotidienne en Ukraine permettent au mot « résilience » de prendre tout son sens ». Ce qui distingue cette guerre de tous les conflits précédents en Europe, c’est la possibilité d’en documenter chaque journée, non seulement par des photos, mais par une abondance inédite de données numériques et de témoignages qui permettront à la justice internationale d’accomplir son travail.
La Première Guerre mondiale a duré 4 ans, 3 mois et 14 jours. Alors que le 24 février 2026 marquera le quatrième anniversaire de la guerre en Ukraine, cette exposition dense et percutante manifeste la vaillance d’un pays qui, plongé dans une tragédie, persiste à se battre et à vivre avec fierté. Le photographe Marc Riboud le souligne : « La photo ne peut pas changer le monde, mais elle peut montrer ce qui doit changer. »
Anne-Cécile Antoni
Jusqu’au 12 mars 2026. Hall de l’hôtel de Ville de Montpellier. Entrée libre.
https://www.montpellier.fr/campagnes/exposition-ukraine-la-resilience-en-images
